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18.5.13

Max Euwe

Max Euwe est au centre
 
Max Euwe (né Machgielis Euwe le 20 mai 1901 à Amsterdam, Pays-Bas - 26 novembre 1981 à Amsterdam) est un joueur d'échecs et professeur de mathématiques néerlandais. Il fut champion du monde d'échecs de 1935 à 1937. Bien qu'il fût amateur, au contraire des autres champions, il a été le premier joueur d'échecs à utiliser un assistant pour préparer ses matchs.
 
Euwe a beaucoup travaillé au service des échecs et a été le président de la Fédération internationale des échecs (FIDE) de 1970 à 1978. Il a également été un écrivain fécond, publiant de nombreux livres sur les échecs parmi lesquels d'innombrables manuels traduits dans de nombreuses langues, et la Théorie des ouvertures, connue dans le monde entier, sans compter des monographies (Losbladige Schaakberichten).

16.5.13

la légende de Palamède

Une légende remonte à la mythologie : Palamède, héros de L'Iliade et grand rival d'Ulysse, aurait inventé les échecs pour divertir l'armée grecque alors que le siège de Troie s'éternisait. Célèbre pour son intelligence, le Palamède grec reste celui auquel de nombreuses inventions sont attribuées : l'alphabet, les nombres, la monnaie, les dés ou encore le jeu de dames... alors remplacé par celui des échecs.

Palamède, c'est aussi le nom d'un chevalier de la Table ronde qui occupe une place importante dans la littérature courtoise du XIIIe siècle. Jouant sur l'homonymie avec le héros grec, la légende du roi Arthur fait de ce chevalier Palamède, fils du sultan de Babylone mais converti au christianisme, l'instructeur de ses compagnons d'armes avec ce jeu qu'il a rapporté d'Orient. Ce Palamède devient l'inventeur "idéal" du jeu d'échecs pour la société médiévale : il concilie fable avec de réelles origines orientales et pense le jeu comme un parcours initiatique qui s'inscrit dans la quête du Graal.

Chevalier au mérite d'avoir livré le "plus noble des jeux", Palamède est représenté avec des armoiries "échiquetées d'argent et de sable", c'est-à-dire en damier noir et blanc. En s'appropriant le jeu, la société médiévale crée son propre mythe : pour de nombreux joueurs, Palamède demeurera "l'inventeur des échecs" jusqu'au... XIXe siècle!

15.5.13

les légendes médiévales sur les échecs

À partir du XIIIe siècle, la pratique du jeu d'échecs est devenue courante en Occident. Des joueurs éclairés ont voulu assurer au "roi des jeux" le prestige et la légitimité de la haute Antiquité.

De nombreuses fables et légendes ont alors circulé. Sachant que le jeu provenait d'Orient, certains ont imaginé le roi Salomon jouant aux échecs pour éblouir la reine de Saba. D'autres, le philosophe Xerxès offrant au roi de Babylone Evilmodorach ce jeu de guerre pour apaiser sa folie meurtrière.

De plus avisés, remarquant que la Bible ne fait pas mention des échecs, leur ont trouvé un "inventeur" dans le monde grec en associant deux illustres personnages qui faisaient déjà beaucoup rêver : Aristote aurait ainsi instruit le jeune Alexandre le Grand...

source la BNF

7.5.13

Harry Nelson Pillsbury
















Harry Nelson Pillsbury (né le 5 décembre 1872 à Somerville (Massachusetts) - mort le 17 juin 1906), fut l'un des plus brillants joueurs d'échecs de 1892 à 1904. À l'âge de 22 ans il remporta le tournoi d'Hastings 1895. Mais, prématurément emporté par la maladie, il ne put disputer à Emanuel Lasker le titre de champion du monde.

Voir ses parties les plus significatives sur Chess Games

l'histoire des échecs

Fichier:Youth at chess with suitors - Haft Awrang.jpg
Jeunes Perses jouant aux échecs

De l'Inde vers la Perse, du monde islamique vers l'Occident chrétien, les voyages du jeu d'échecs s'étendent sur près de cinq cents ans. Cinq autres siècles seront nécessaires pour en fixer définitivement les règles. Au cours de ces mille ans, une double évolution a profondément transformé le jeu : d'abord l'évolution des pièces, pour les rendre conformes à la symbolique de la société dans laquelle les échecs sont introduits ; ensuite celle des règles, pour rendre le jeu plus rapide.

En adaptant certaines pièces, les Occidentaux n'ont pas tant changé les règles techniques du jeu que sa dimension symbolique. Dans le jeu arabo-persan, les deux camps qui s'affrontaient sur l'échiquier représentaient chacun une armée, avec ses chars, sa cavalerie, son éléphanterie. Dans le jeu occidentalisé, ce ne sont plus deux armées mais plutôt deux cours qui s'opposent : le vizir devient reine ; l'éléphant, un évêque ou un fou ; le cavalier, chevalier ; le char, "roc" puis tour. Seul le roi et le pion ont été conservés tels. En fait, la modification la plus importante intervenue au cours des tribulations du jeu est l'introduction d'un élément féminin sur l'échiquier, la reine, qui s'impose à la fin du Moyen Âge.

La marche médiévale apparaît comme l'esquisse des règles contemporaines. Elle se caractérise essentiellement par la limitation des déplacements. L'accroissement de la mobilité des pièces constituera une grande révolution pour les échecs à la Renaissance. L'évolution des règles vise à accélérer les parties, souvent jugées trop lentes et ennuyeuses, notamment en ouverture.

Il n'existe pas de stratégie du jeu au Moyen Âge. Les parties se présentent comme un combat féodal où les pions sont massacrés avant toute mise en échec. Ce n'est qu'au XVIIIe siècle, sous l'influence du Français Philidor, que les joueurs se poseront le problème du déroulement tactique qui rend les parties si passionnantes.


source La BNF

4.5.13

Sissa le sage



La légende la plus célèbre sur l’origine du jeu d’échecs raconte l’histoire du roi Belkib (Indes, 3000 ans avant notre ère) qui cherchait à tout prix à tromper son ennui. Il promit donc une récompense exceptionnelle à qui lui proposerait une distraction qui le satisferait.

Lorsque le sage Sissa, fils du Brahmine Dahir, lui présenta le jeu d’échecs, le souverain, enthousiaste, demanda à Sissa ce que celui-ci souhaitait en échange de ce cadeau extraordinaire. Humblement, Sissa demanda au prince de déposer un grain de blé sur la première case, deux sur la deuxième, quatre sur la troisième, et ainsi de suite pour remplir l’échiquier en doublant la quantité de grain à chaque case. Le prince accorda immédiatement cette récompense en apparence modeste, mais son conseiller lui expliqua qu’il venait de signer la mort du royaume car les récoltes de l’année ne suffiraient à s’acquitter du prix du jeu.

En effet, sur la dernière case de l’échiquier, il faudrait déposer 263graines, soit plus de neuf milliards de milliards de grains (9 223 372 036 854 775 808 grains précisément), et y ajouter le total des grains déposés sur les cases précédentes, ce qui fait un total de 264 -1, soit 18 446 744 073 709 551 615 grains.